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Le site mégalithique du Champ des
Roches (Monument Historique depuis 1887).
Les alignements mégalithiques du Champ
des Roches sont formés de 65 menhirs en quartz blanc,que
protège une collection de chênes. En ce lieu mystique,
le promeneur est invité à la rêverie et
à la méditation.
Voici la fantastique histoire des menhirs du Champ des Roches
:
Il était une fois des fées qui, en mal de distractions,
transportèrent dans leur tablier des pierres destinées
à la construction du Mont-Saint-Michel. Or, s' étant
trouvées fatiguées, elles les laissèrent
tomber en ce lieu, appelé depuis le Champ des Roches.
Combien d'histoires extraordinaires a-t-on colportées
à travers les siècles sur les monuments mégalithiques.
Venus de la fin du Néolithique, les alignements de menhirs
de Pleslin Trigavou datent d'environ 4000 ans, et demandèrent
une énergie considérable aux hommes qui dressèrent
ces monuments. Le Champ des Roches, beaucoup plus vaste à
son origine, présente aujourd'hui cinq alignements de
65 menhirs.
Les alignements du Champ des Roches sont orientés Est-Ouest
suivant la même orientation que d'autres alignements comme
ceux de Carnac. La disposition des menhirs, leur orientation,
leur position topographique, voire leur nombre devaient correspondre
à des rites aujourd'hui encore inconnus. Etaient-ils
associés au culte des morts ? Etaient-ils dressés
comme lieu de cérémonies en l'honneur du soleil
ou de rassemblements ? Etaient-ils implantés pour marquer
un territoire ou pour une autre raison ? Faute d'indices plus
précis sur les croyances de cette époque, à
ce jour nous ne pouvons rien affirmer.
Plus tard vers 300 ans av. notre ère, les Celtes vont
réutiliser les édifices mégalithiques issus
des peuples néolithiques : Le Champ des Roches va être
le théâtre de nouvelles croyances, qui vont donner
naissance à certaines légendes et mythes qui ont
subsisté jusqu'à encore voilà quelques
décennies. Les druides, prêtres tout-puissants
y officiaient. En ce lieu, se célèbrèrent
sans doute des cérémonies rituelles qui pourraient
aujourd'hui nous paraître étranges voire cruelles.
Par ces rites les Celtes cherchaient à communiquer avec
le surnaturel et l'Autre
Monde.
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Les quelques pièces de monnaie trouvées
parmi les menhirs du Champ des Roches, confortent l'idée
que le site a pu servir de lieu d'inhumation pendant la longue
période d'occupation romaine qui dura 400 ans.
A l'approche de l'an 1000, les menhirs et autres monuments mégalithiques
n'ont pas bonne réputation. Par ordre des autorités
religieuses, beaucoup vont disparaître.
Vers 1850, une tradition très ancienne, conduisait les
habitants de Pleslin à rendre hommage au Champ des Roches,
le jour de la Saint Jean et de la Saint Pierre. Aux gens de
la commune se joignaient des visiteurs venus de plus loin.
Ces fêtes se traduisaient par des banquets et des feux
de joie allumés le soir : elles devaient prendre une
forme relativement païenne, car les prêtres de la
paroisse s'efforçaient vainement de faire cesser ces
rites.

Les Eglises.
L'église de Pleslin
Donnée en 1821 comme étant en ruine
et dangereuse, entre 1827 et 1835 l'église de Pleslin
sera entièrement reconstruite. Les fonts baptismaux et
le bénitier du 12e et 13e siècles (classés
monuments historiques) sont des pièces qui peuvent témoigner
de l'ancienneté de cette église. Du 18e siècle,
l'aigle du lutrin et les transepts sont également inscrits
monuments historiques. Cette église est placée
sous la protection de Saint Pierre.
Pleslin - L'église (Carte postale de 1906) |
Classés
monuments historiques :
24 sept. 1956

12e siècle : fonts baptismaux.

12e - 13e : bénitier aux angles sculptés
d'un mascaron et aux rebords usés par
de profondes encoches produites par l'affûtage
de faucilles après trempage
dans l'eau bénite (la faucille ainsi traitée
devait assurer une meilleure récolte de
blé). Cette coutume oubliée allait bien
au-delà des croyances.
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L'église de Trigavou
:
Cette église renferme des sculptures et des objets anciens
classés les monuments historiques, elle provoque l'émotion
et mérite d'être visitée.
Citée pour la première fois dans une donation
du milieu du 12e siècle, puis renouvelée en 1181
lors de l'union du prieuré Saint-Magloire de Léhon
à Marmoutiers. Dès cette époque l'église
a pour patronne Sainte Brigide "Ecclesia beatae brigiddae
de tregavou". Plusieurs fois rebâtie au cours des
siècles, vers 1650 Guyonne de MONTBOURCHER fait presque
entièrement reconstruire l'église. Une pierre
gravée en 1651, atteste de la dernière construction
du clocher; sa particularité est d'avoir un clocheton
à chaque angle, d'où le jeu de mots : église
à 5 clochers et 4 sans (cent) cloche (es).
Du 14e siècle : l'encadrement de la porte principale
et la fenêtre au-dessus du maître-autel.
Du 17e siècle : le tableau de la Vierge et l'Enfant et
les fonts baptismaux en marbre.
Du 19e siècle : les sablières sculptées
par Paul SEBILLOT illustrant la légende "de
la chèvre qui prit le loup".
Trigavou -
L'église |
Statue de Sainte
Brigide donnée en 1658
par Guyonne de MONTBOURCHER |
Sablière
sculptée par Paul SEBILLOT illustration de la chèvre
qui prit le loup |
BD sur la légende "de la chèvre qui prit le
loup"

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