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HISTOIRE
 




Carte postale (début XXe siècle) du Champ des Roches.


Le territoire communal de Pleslin Trigavou a conservé des vestiges d'une occupation humaine très ancienne.
Pleslin : le "Champ des Roches" troisième site mégalithique de Bretagne, atteste la présence de l'homme dès le Néolithique (environ 4000 ans).
Trigavou : la découverte en 1847 de 100 haches en bronze, datant de l'âge de Bronze (environ 3000 ans), indique également une lointaine présence humaine.

Plus tard, au début de notre ère, les Romains construisirent de nombreuses villas (actuellement 18 sites répertoriés) sur le territoire actuel de Pleslin Trigavou. Aujourd'hui, près de la Rougerais, une borne milliaire romaine est encore visible servant de socle à une croix.
Pleslin : Paroisse de l'ancien évêché de Saint-Malo, se nommait "Plelin" en 1330. La consonne S n'apparaît
qu'au 15e siècle.
Le préfixe "ple" issu du vieux-breton "ploe", caractérise le territoire d'une paroisse bretonne primitive. Le second élément du toponyme "lin" pourrait venir "d'Helan" un obscur saint venu de Champagne. Ou alors, du vieux-breton "lin" aujourd'hui "lenn = étang", donnerait le sens de village sur l'étang, la situation du bourg, non loin de la rivière Le Frémur, n'exclut pas ce toponyme de Pleslin.
Vers 1330, l'église de "Plelin" figure dans un pouillé (inventaire des bénéfices ecclésiastiques) du diocèse de Saint-Malo.
Trigavou : Paroisse de l'ancien évêché de Saint-Malo, se nommait "Tregavou" au 12e siècle.
Le premier élément "tre" du toponyme, vient du vieux-breton "treb" qui signifie trêve = village, sorte de sous-paroisse dépendant d'une cure principale.
Le second élément pourrait venir d'un saint gallois appelé Caffo. Ou alors, d'un autre saint breton appelé Gouesnou, la forme primitive du toponyme pourrait prendre le sens de trêve (village) de Gouesnou.
Trigavou est mentionné pour la première fois au milieu du 12e siècle, parmi les dons de l'évêque de Saint-Malo aux moines du prieuré de Saint-Magloire-de-Léhon.
Au Moyen Age, plus particulièrement pendant la guerre de succession de Bretagne (1341 à 1364), les paroisses de Pleslin et de Trigavou étaient le fief des seigneurs de Beaumanoir à Trigavou et de la Roche à Pleslin, qui se distinguèrent en héros contre les Anglais au "combat des Trente" près de Ploërmel.


PATRIMOINE
 


Le site mégalithique du Champ des Roches (Monument Historique depuis 1887).

Les alignements mégalithiques du Champ des Roches sont formés de 65 menhirs en quartz blanc,que protège une collection de chênes. En ce lieu mystique, le promeneur est invité à la rêverie et à la méditation.
Voici la fantastique histoire des menhirs du Champ des Roches :
Il était une fois des fées qui, en mal de distractions, transportèrent dans leur tablier des pierres destinées à la construction du Mont-Saint-Michel. Or, s' étant trouvées fatiguées, elles les laissèrent tomber en ce lieu, appelé depuis le Champ des Roches.
Combien d'histoires extraordinaires a-t-on colportées à travers les siècles sur les monuments mégalithiques. Venus de la fin du Néolithique, les alignements de menhirs de Pleslin Trigavou datent d'environ 4000 ans, et demandèrent une énergie considérable aux hommes qui dressèrent ces monuments. Le Champ des Roches, beaucoup plus vaste à son origine, présente aujourd'hui cinq alignements de 65 menhirs.
Les alignements du Champ des Roches sont orientés Est-Ouest suivant la même orientation que d'autres alignements comme ceux de Carnac. La disposition des menhirs, leur orientation, leur position topographique, voire leur nombre devaient correspondre à des rites aujourd'hui encore inconnus. Etaient-ils associés au culte des morts ? Etaient-ils dressés comme lieu de cérémonies en l'honneur du soleil ou de rassemblements ? Etaient-ils implantés pour marquer un territoire ou pour une autre raison ? Faute d'indices plus précis sur les croyances de cette époque, à ce jour nous ne pouvons rien affirmer.
Plus tard vers 300 ans av. notre ère, les Celtes vont réutiliser les édifices mégalithiques issus des peuples néolithiques : Le Champ des Roches va être le théâtre de nouvelles croyances, qui vont donner naissance à certaines légendes et mythes qui ont subsisté jusqu'à encore voilà quelques décennies. Les druides, prêtres tout-puissants y officiaient. En ce lieu, se célèbrèrent sans doute des cérémonies rituelles qui pourraient aujourd'hui nous paraître étranges voire cruelles. Par ces rites les Celtes cherchaient à communiquer avec le surnaturel et l'Autre Monde.

Les quelques pièces de monnaie trouvées parmi les menhirs du Champ des Roches, confortent l'idée que le site a pu servir de lieu d'inhumation pendant la longue période d'occupation romaine qui dura 400 ans.
A l'approche de l'an 1000, les menhirs et autres monuments mégalithiques n'ont pas bonne réputation. Par ordre des autorités religieuses, beaucoup vont disparaître.
Vers 1850, une tradition très ancienne, conduisait les habitants de Pleslin à rendre hommage au Champ des Roches, le jour de la Saint Jean et de la Saint Pierre. Aux gens de la commune se joignaient des visiteurs venus de plus loin.
Ces fêtes se traduisaient par des banquets et des feux de joie allumés le soir : elles devaient prendre une forme relativement païenne, car les prêtres de la paroisse s'efforçaient vainement de faire cesser ces rites.




Les Eglises.

L'église de Pleslin

Donnée en 1821 comme étant en ruine et dangereuse, entre 1827 et 1835 l'église de Pleslin sera entièrement reconstruite. Les fonts baptismaux et le bénitier du 12e et 13e siècles (classés monuments historiques) sont des pièces qui peuvent témoigner de l'ancienneté de cette église. Du 18e siècle, l'aigle du lutrin et les transepts sont également inscrits monuments historiques. Cette église est placée sous la protection de Saint Pierre.



Pleslin - L'église (Carte postale de 1906)

Classés monuments historiques :
24 sept. 1956





12e siècle : fonts baptismaux.

 




12e - 13e : bénitier aux angles sculptés
d'un mascaron et aux rebords usés par
de profondes encoches produites par l'affûtage de faucilles après trempage
dans l'eau bénite (la faucille ainsi traitée devait assurer une meilleure récolte de
blé). Cette coutume oubliée allait bien
au-delà des croyances.

L'église de Trigavou :


Cette église renferme des sculptures et des objets anciens classés les monuments historiques, elle provoque l'émotion et mérite d'être visitée.

Citée pour la première fois dans une donation du milieu du 12e siècle, puis renouvelée en 1181 lors de l'union du prieuré Saint-Magloire de Léhon à Marmoutiers. Dès cette époque l'église a pour patronne Sainte Brigide "Ecclesia beatae brigiddae de tregavou". Plusieurs fois rebâtie au cours des siècles, vers 1650 Guyonne de MONTBOURCHER fait presque entièrement reconstruire l'église. Une pierre gravée en 1651, atteste de la dernière construction du clocher; sa particularité est d'avoir un clocheton à chaque angle, d'où le jeu de mots : église à 5 clochers et 4 sans (cent) cloche (es).

Du 14e siècle : l'encadrement de la porte principale et la fenêtre au-dessus du maître-autel.
Du 17e siècle : le tableau de la Vierge et l'Enfant et les fonts baptismaux en marbre.
Du 19e siècle : les sablières sculptées par Paul SEBILLOT illustrant la légende "de la chèvre qui prit le loup".



Trigavou - L'église

Statue de Sainte Brigide donnée en 1658
par Guyonne de MONTBOURCHER


Sablière sculptée par Paul SEBILLOT illustration de la chèvre qui prit le loup

BD sur la légende "de la chèvre qui prit le loup"

Pleslin Trigavou

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